Mardi 13 août

Posted by on 18 août 2013

Rostrenen – Poullaouen

6°C cette nuit… j’ai sorti la couverture de survie. je n’arrive pas à me réchauffer ce matin. J’ai les doigts gourds et humides, jusqu’à ce que l’on s’arrête à une boulangerie; deux pains au chocolat plus tard (et une demie baguette sèche pour Sla) ça repart, le soleil revient vers 1h et tout à coup, on crève de chaud…!

SAM_9705-960x720Sur l’ancienne voie ferrée on retrouve en début d’après-midi des cyclistes avec enfants qui nous ont doublé la veille: eux ont fait la grasse matinée, les veinards! On fait une pause vers midi, à peu près à mi circuit car j’en ai ras le bol et je crois que Sla aussi. Le circuit est vraiment monotone! Pendant la pause Sla fait la nouille car des génisses lui font peur, elle arrache plein de branches de noisetier dans sa tentative de fugue. Heureusement que ma corde est solide, ça ne m’aurait pas vraiment amusé de la voir reprendre la voie ferrée dans l’autre sens au galop…

On reprend ensuite notre trajet peu interactif vers Carhaix, et là, c’est le drame. Je suis au téléphone avec les enfants quand la voie ferrée s’interrompt, je laisse Sla brouter quelques minutes et j’entends un cheval hennir derrière une haie. Je raccroche pour faire le point: pas de balisage, mon tracé me dit de prendre au Nord entre les maisons. Je passe devant le fameux cheval, qui s’avère être un postier breton noir de plus d’une tonne, entier, chaud comme la braise: une bête de l’enfer. Le tout maintenu au pré par un seul rang de fil, à 80cm. Je serre les fesses, heureusement Sla n’est pas en chaleur. A ce stade, j’espère juste que le chemin débouche car l’absence de balisage me préoccupe, mais il n’est pas question de repasser devant le monstre en rut.

SAM_9716-960x720Je rencontre dans le hameau voisin une petite dame qui me dit « faut pas rester ici, hein, le cheval il va tout casser »! Je lui demande confirmation que le chemin débouche bien, elle me répond « oui oui allez y, mais restez pas là, le cheval il va tout casser! » OK. pendant tout ce temps évidemment on entend hennir, que dis-je hurler l’étalon… je pousse Sla en avant, mais je suis déjà bien sceptique sur l’itinéraire et ça ne loupe pas, on tombe sur un panneau « interdit aux chevaux ». Génial. Impossible de faire demi-tour (l’étalon crie toujours…), c’est parti pour le hors piste le plus foireux de l’histoire de la randonnée; après une traversée de ronces et chardons hauts comme Sla, que j’écarte à coups de bâton (qui se casse évidemment sinon c’est pas drôle), qui s’éternise (je me dis alors qu’il ne manque plus que l’une de nous marche sur une vipère…), on atteint enfin la route en contre-haut, mais l’accès à celle-ci est… barrée par un barbelé! On longe donc le barbelé, en direction du rond point que j’ai identifié virtuellement car il n’est pas sur la carte, à partir duquel je vois où l’on doit pouvoir reprendre l’ancienne voie ferrée… après une lente progression dans des tas de trucs qui piquent et qui s’accrochent, on rejoint enfin une sorte de sente à chevreuil, et on parvient à atteindre la route: ouf! Ce sera l’aventure du séjour, on en est quitte pour des piqures aux jambes, estimons-nous heureuses; je suis, comment dire, RAVIE de retrouver l’ancienne voie ferrée, sa monotonie, son absence totale de surprises, et mon bouquin pas terrible!

SAM_9722-960x720On arrive chez Marine vers 16h, claquée pour ma part et je pense que Sla en a plein les sabots aussi… Lotus et Pinvik l’accueillent en lui présentant fesses et dents, mais Sla ne joue pas, elle part vite manger plus loin et se reposer! Marine a pensé à tout, et je profite de la chaise longue pour piquer un joyeux roupillon à l’abri du vent! (et si mon téléphone ne s’était pas déchargé en route, j’aurai lu le texto m’indiquant la cachette du goûter; à défaut, je me suis gavée d’abricots!)

Valérie arrive à 19h avec sa jument Ufa et sa chienne Aby, qui nous accompagneront demain. Marine arrive dans la foulée, on fait un savant trafic de vans et bagages vers la Feuillée, avant un bon repas très sympathique préparé à la main par Édouard Leclerc, qui sait y faire question tartes au citron! On discute jusqu’à 23h et des brouettes, heure à laquelle je quitte la partie, j’entends encore papoter mais ne tarde pas à sombrer dans le sommeil et le confort d’un VRAI lit!!!

Les photos du jour

2 Responses to Mardi 13 août

  1. Ju

    Tu ne t’es pas arrêtée pour prendre le monstre en photo? Je suis étonnée ;)

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